J'emmerde

Là-bas, sur le front de mer

Summary

Tout a commencé quand j’ai commencé à travailler il y a quatre ans dans un hôtel quelque part au milieu du pays. L’employeur était une gentille femme d’une quarantaine d’années, et nous nous entendions bien, le travail était assez monotone. […]

Tout a commencé quand j’ai commencé à travailler il y a quatre ans dans un hôtel quelque part au milieu du pays. L’employeur était une gentille femme d’une quarantaine d’années, et nous nous entendions bien, le travail était assez monotone. Je travaillais à temps partiel et j’aimais beaucoup ça, mon mari travaille à plein temps, et donc les factures étaient payées et nous allions en vacances deux fois par an. Jusqu’à présent, une famille moyenne avec une vie bourgeoise. Après y avoir travaillé pendant environ un an et demi, nous avons eu un nouveau collègue, Michel. Un très gentil garçon de 32 ans, et il avait aussi l’air bien, je l’ai tout de suite vu. Je n’avais pas beaucoup de raisons de me plaindre à la maison, mais je n’ai pas les yeux dans ma poche. Il se distingue donc par des cheveux pas trop gros, brun foncé, peignés en arrière, des yeux marrons et une posture musculaire normale. Mais ce qui le rendait particulièrement intéressant, c’était sa façon de traiter avec tout le monde, les invités mais aussi les collègues.

Il avait beaucoup d’humour, mais aussi un sens de l’humour très sûr. Bien sûr, c’était de bon goût pour les invitées, mais certains maris pouvaient lui donner un regard destructeur. Et il a beaucoup apprécié cela, c’est comme ça qu’on en parle parfois pendant les pauses. Et c’était aussi ces moments où il me regardait et riait … et je fondais, que je le veuille ou non. Je trouvais ça ridicule, je n’étais plus une adolescente qui bave sur un dur et se noie dans son regard. Mais ce que je ne savais pas à l’époque, c’est que c’était exactement ce qui allait se passer… C’était vendredi matin et avec Q-Music en marche, je me suis rendu au travail en chantant. Quelle belle journée, presque une journée d’été avec 20 degrés, mais la nature et moi, nous l’avons sentie. Cette journée de travail s’est avérée merveilleuse et on m’a dit que ma collègue avec qui je faisais toujours les chambres d’hôtel, a fait une chute terrible et a dû être opérée de sa jambe cassée. Cela signifiait que j’allais être très occupé aujourd’hui, après une rapide tasse de café, je me suis précipité dans les premières salles. Ppppfff bien que le beau temps sera utile aujourd’hui, rien d’un bel après-midi de baignade. J’étais très ennuyé, et juste quand j’étais à mi-chemin sous un lit avec la tête baissée, j’ai vérifié s’il n’y avait rien en dessous.

J’ai entendu un doux coup sur la porte de la chambre ouverte… Je suis venu de sous le lit et Michel était là. Hé Rosanna, j’ai entendu dire que tu ne devais faire les chambres qu’aujourd’hui ? Requin oui c’est vrai, quel dommage que Pia se soit cassé la jambe de façon très étrange et qu’elle doive se faire opérer. Oui, j’ai entendu… mais Mme Verhoef vient d’appeler pour me dire qu’elle pourrait me remplacer et que je pourrais vous aider à trouver des chambres pour les deux prochaines semaines. J’ai été totalement surpris, euh, et c’est ce que tu veux ? Je veux toujours travailler avec toi, et le voilà qui me lance à nouveau ce regard méchant. C’est super. Je lui ai expliqué les tâches à accomplir et nous nous sommes mis au travail. La musique continue et le travail progresse, pendant que nous discutons et, comme d’habitude, l’atmosphère est très taquine et pleine de plaisanteries. À un moment donné, j’ai dit, eh bien, tout ce que j’attendais aujourd’hui, mais pas cela. Non, moi non plus, mais vous ne m’entendez pas me plaindre du fait que vous étiez déjà très difficile lorsque je suis entré dans la salle plus tôt. J’ai eu la tête rouge et j’ai dit oui, mais… j’ai dû regarder sous le lit, ce que nous faisons toujours. Et il s’est mis à rire, oh je vous taquine mais quelles secondes naturelles et clignotantes ont passé pour que je le regarde droit dans les yeux. Il l’a remarqué aussi et il a eu un peu peur aussi, et il a changé de sujet. Qu’allez-vous faire quand vous serez libre, il fait beau. Je vais nager et faire du canoë cet après-midi, les enfants sont libres aujourd’hui et mon mari les a emmenés pour un week-end chez ses parents à Utrecht. J’ai passé un très beau week-end, demain soir je vais prendre un verre avec des amis. Et vous, qu’allez-vous faire ? Pour être honnête, je n’ai pas encore fait de projets, mais vos projets semblent bons, je viens avec vous ! Stupéfait, je l’ai regardé et j’ai vu un vilain scintillement dans ses yeux, où je n’ai pas changé d’avis et j’ai dit : c’est bien. Il avait l’air surpris, mais il a immédiatement dit d’accord, où allons-nous nager ? J’ai dit qu’à environ 20 minutes en voiture d’ici se trouve un très beau lac que j’ai déjà pris avec moi. Dommage que je doive d’abord rentrer chez moi, je n’ai pas de maillot de bain ni de serviette. J’ai senti le côté méchant en moi s’approcher et je lui ai dit : “Alors, va dans ton boxer, une serviette que j’ai pour toi. Et pendant qu’il mettait le coin du drap-housse autour du bout du matelas, il m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit d’accord, alors on va faire ça. J’ai rougi et il a vu ça et a mis un sourire sur sa bouche, puis je vais laisser ma voiture ici et rouler avec vous.